soins & bien-être

    Ô temps, suspends tes rides!

     
    Légère ou plus invasive, la médecine esthétique propose toutes sortes de solutions pour limiter  les effets de l’âge sur le visage. survol des techniques les plus courantes en Suisse romande.
     
    Publié le 
    25 Mars 2019
     par 
    Saskia Galitch
    Injections de botox ou d’acide hyaluronique, peelings, laser… les méthodes ne manquent pas pour se redonner un petit coup de jeunesse sans avoir à passer par la case bistouri.
    Dès lors, de plus en plus de femmes y ont recours: «L’esthétique s’est banalisée, notamment en termes de prix et de gammes de prestations, note Véronique Emmenegger, spécialiste FMH en dermatologie et cofondatrice de la Clinic Lémanic, à Lausanne, qui observe «une augmentation des demandes d’interventions durant ces dix dernières années». Un constat partagé par Pietro di Summa, médecin associé à l’Unité de chirurgie plastique du CHUV ou par Pierre Quinodoz, spécialiste FMH en chirurgie plastique qui opère à Genève: «Il n’y a plus de tabou, c’est entré dans les mœurs et les femmes consultent dès l’apparition des premières ridules, vers 35 ans.»

    «Savoir dire non!»

    Ce qu’elles veulent? Des interventions réjuvénisantes les moins invasives possible. Est-ce à dire que le lifting classique est out? Non. Mais grâce à des solutions alternatives, il peut être repoussé, voire évité.
    Au moins pour un temps, relativisent Véronique Emmenegger et Pierre Quinodoz. «Vers la cinquantaine, arrive un moment où les chairs tombent trop et là, il faut arrêter de gonfler et de combler. mais remonter, ce qui peut impliquer une opération chirurgicale», explique le médecin. Sa consœur ajoute: «Même là, on ne peut pas y aller indéfiniment. A trop tirer la peau du front… on risque de ne plus pouvoir fermer les yeux!» Même si une patiente le demande? «On doit savoir dire non et guider la personne vers des méthodes plus adéquates», relève-t-elle. Question d’éthique.

    Le bon choix

    Le problème, relèvent en chœur les spécialistes, c’est que la médecine esthétique n’étant pas remboursée, la réglementation suisse en la matière est peu restrictive. Si bien que des praticiens pas assez formés et/ou peu scrupuleux peuvent pratiquer en toute liberté. «Avec des résultats qui relèvent parfois du massacre!», déplore Pierre Quinodoz.
    A l’instar de ses confrères, il insiste: «Notre but, c’est de mettre en valeur la beauté naturelle de nos patients. Toutefois, aucun acte n’est anodin. Aussi léger paraisse-t-il, il peut comporter des risques. Alors autant éviter les gens pas sérieux!»
    Et comment faire? «D’abord, il faut opter pour un établissement dans lequel exerce un praticien reconnu, de bonne réputation» et qui fasse partie d’une discipline reconnue par les autorités médicales suisses, telles que les sociétés de chirurgie plastique ou de dermatologie, notent les spécialistes. Pierre Quinodoz ajoute: «Il faut aussi se méfier de quelqu’un qui pousse à la consommation!»
    Véronique Emmenegger conseille aussi de s’assurer que le traitement sera effectué par LE spécialiste – et non par «une esthéticienne ou une infirmière». Par ailleurs, dit-elle encore, il est important de se voir proposer une consultation préalable, afin d’établir le protocole approprié à sa problématique, puis des suivis post-intervention. Et de conclure: «Le corps est un organisme vivant que l’on peut en partie sculpter ou soigner, mais non remplacer. Il est donc primordial d’opter d’emblée pour des méthodes dispensées par des spécialistes agréés et expérimentés!» 
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